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Dernière parution
Soldes fins de séries (remix)
À paraître
Image de fond:
Frag |
Annales
2ème numéro
Parution du deuxième numéro du collectif la Cinquième Couche
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Février 1994
Au mois de février 1994, paraît le deuxième numéro du collectif la Cinquième Couche. Le premier numéro devait-être la trace unique du travail de quelques condisciples, lassés de voir leurs travaux systématiquement rangés dans des tiroirs. L'exposition au Centre Wallon d'Art contemporain, notre performance à la journée de l'Image et la nécessité de conserver un moteur à notre création, une fois les études achevées, eurent tôt fait de nous convaincre de l'opportunité de commuer notre association d'un jour en un groupe permanent. A l'époque, nul ne parlait d'"indépendants" et moins encore de "mouvement". Aucun support ne permettait alors d'expérimenter des formes nouvelles. Les revues subsistantes (Tintin et A Suivre, en gros) n'étaient pas prêtes à accueillir les travaux d'auteurs frais émoulus d'écoles d'art. Puisqu'il nous fallait, impérativement, poursuivre notre travail, puisqu'il n'était pas question de correspondre aux prescriptions des grands éditeurs et puisque l'isolement risquait de nous décourager de toute création, tôt ou tard; et puisque, tant qu'à faire, dès lors que nous étions nos propres directeurs de publication, nous jouissions de la plus totale liberté artistique, on décidât de créer un support hors-normes, propre à montrer les travaux les plus expérimentaux. On voulut, avec ce numéro deux, montrer tout ce que la mise en page permetait d'expressivité. Plusieurs d'entre-nous, Michel Squarci en tête (notre "chef de maquette" pour tous les numéros qui ont suivi), étaient alors férus de graphismes, et plus particulièrement d'une revue américaine de graphisme d'avant-garde : Emigre (influencée par le Bauhaus, De Stijl et El Lisitski). On se souvient d'Emigre, aujourd'hui, pour ses caractères typographiques novateurs, devenus des classiques (Citizen, Matrix, Template gothic...) L'idée de base du numéro deux était d'en faire un tabloïd, avec des renvois de pages. Un objet qu'on pouvait plier sous son bras, emporter dans le métro, et offrant des surfaces suffisemment grande pour permettre une expérimentation formelle et un jeu sur les mises en page. Le résultat, amplement aléatoire, est cet objet barroque et monochrome, difficile à suivre, mais exubérant et plus riche qu'on n'aurait pu le rêver.On découvre, à cette occasion, suite aux commentaires quasi-unanimes de nos lecteurs plus agés, la revue Bazooka, que ceux-là prennent pour notre principale influence. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a plus que des affinités entre les travaux de Loulou et Kiki Pïcasso, dans le numéro "trente-quarante" de leur revue parue chez Futuropolis, et le numéro deux de notre revue. Il s'agit la du plus parfait exemple d'involontaire (et donc pardonné) plagiat par anticipation. Le propos de Bazooka s'inscrit sans doute davantage dans la lignée des productions artistiques situationnistes. Leur propos est aussi politique. © Futuropolis - Bazooka |
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